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Les légumes dans le panier

Petite histoire du chou

[Recette n°1] Le chou et l’olive

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Les légumes dans le panier cette semaine

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Petite histoire du chou

Titre

Origine: Europe de l'Ouest

Qui n'a pas entendu l'histoire des enfants qui naissent dans les feuilles de chou! Autrefois, le chou était associé aux bébés, on disait même qu'il les faisait naître car on apportait au lit un grand bol de soupe au chou fumante aux jeunes mariés au réveil de leur nuit de noces.

Jusqu'à l'ivresse

Le chou naquit, dit-on, un jour alors que Lycurge avait trop pleuré. Fatigué de voir ses sujets boire jusqu'à l'ivresse, il fit arracher tous les plants de vigne et les remplaça ... par des choux. Avec le temps, les vignes repoussèrent mais Grecs et Romains affirmaient que le chou avait le pouvoir de chasser la mélancolie. Ils en croquaient même quelques feuilles crues avant de lever le coude lors des grands banquets où le souci des hôtes était de remplir libéralement les coupes jusqu'à l'oubli.

Cette tradition fort ancienne s'est perpétuée dans les pays de l'Est pour contrecarrer les effets de la vodka.

Pilier de l'alimentation paysanne ... et des Grands

La culture du chou remonte à 4000 ans. Entre la Chine et la Mongolie, les gens de cheval apprirent à conserver ce légume en saumure qui devint l'alimentation des constructeurs de la Grande Muraille de Chine au IIIe siècle avant Jésus-Christ. Au gré des chevauchées des Huns et des Mongols, le chou saumuré arrive en Europe de l'Est.

Si ces derniers apportent un mode de conservation et un goût barbare en Europe, le chou n'en est pas moins depuis longtemps l'aliment fétiche de tout un continent avant l'introduction de la pomme de terre, l'élément roboratif durant les grandes famines. Lors de la Guerre de Cent Ans, les combats se gagnaient ou se perdaient selon que le ravitaillement en choux parvenait ou non jusqu'au cantonnement des soldats.

Au temps des Romains, la demande était telle que le prix atteignait parfois des sommets. L'austère Caton prônait la santé par le chou et en nourrissait toute sa maisonnée.

Taillevent, illustre cuisinier du roi Charles VI, préparait pour son royal maître des plats de choux, notamment une variété disparue depuis lors: le chou de Senlis.

Mais c'est à Catherine de Médicis que l'on doit cet étalage de choux qu'elle emporta en France - choux blancs, rouges et verts, pommes fermes ou roses épanouies dont le célèbre chou de Milan.

Louis XIV aimait se promener dans les jardins royaux dessinés par Lenôtre où fleurs, fruits et légumes se cotoyaient en harmonie. Un jour qu'il s'entretenait avec son maître-jardinier, il voulut le remercier pour avoir créé tant de beauté.
- Je voudrais vous anoblir, dit-il. Que désirez-vous comme armoirie?
Le paysan, dans toute sa simplicité, préférant l'éclosion d'un bourgeon aux vanités futiles, répondit en riant:
- Il me suffira, Sire, de 3 limaçons sommés d'un trognon de chou.

À cette même époque, les grandes dames, après le théâtre ou le bal, soupaient légèrement et une salade de surgeon de chou, qu'on appelait alors brocoli, servait de l'ordinaire.

C'est encore sous le même règne que les capitanes au long cours s'aperçurent des propriétés médicinales de ce gros légume pommé et ils en embarquaient des tonnelets afin d'éviter le scorbut.

Pauvre Chou !

Le chou dans la culture anglo-saxonne
Si le chou fait partie de la culture culinaire paysanne des pays de l'Est et de l'Allemagne, il ne faut pas oublier les pays d'Outre Manche. En effet, une vieille tradition écossaise appelée "kaling," (kale = chou) consiste en une course au chou. Tous les célibataires mâles qui assistent à un mariage prennent part à cet événement - le premier qui atteint la ligne d'arrivée et ramasse le chou est certain de dénicher une belle et gentille épouse dans un proche avenir.

 

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[Recette n°1] Le chou et l’olive

 

Pas vraiment une recette mais une autre manière de déguster une potée de chou, carottes et pommes de terres, le tout cuit à l’eau avec une feuille de sauge. Vous pouvez rajouter une charcuterie en cours de cuisson et déguster le tout avec de l’huile d’olive et du sésame grillé.

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Télé (promis on recommencera plus !!!)

Lundi 24 avril, 19h - Arte

Les tomates voient rouge
Réalisateur : Andréa Bergala
Production : Temps noir – Arte France
43’
On la mangeait crue ou cuite, elle pouvait être verte, jaune, noire ou d’un rouge lumineux. Pourrie elle pouvait service de projectile… La tomate, ce fruit gorgé de soleil et dont le goût est devenu en quelques décennies un produit industriel standardisé insipide dont on a inexorablement réduit l’accès aux différentes variétés. Il en existe près de 4 000 alors que nous n’en consommons que 5. Et peut-on imaginer ces 5 variétés les plus couramment proposées sur les marchés poussent la plupart du temps « en l’air », dans des serres hors-sol ? Que des multinationales ont le monopole des semences et tentent d’empêcher « l’agriculture traditionnelle » ?
Raconter l’histoire de la tomate, c’est aussi raconter l’histoire d’une part importante de notre alimentation et, à travers elle, celle de notre agriculture avec ses différents modes de culture qu’ils soient traditionnels ou industriels.


Théâtre :
Les amaps au théâtre le 27 mai : réservez vos places !
(voir le message de Nicolas Laurent : http://fr.groups.yahoo.com/group/general-amap-idf/message/576 )