On parle de Frank et Jean-Christophe dans la Gazette du réseau IDF
jeudi 27 novembre 2008 à 11:40 :: General :: #84 :: rss
Dans la gazette "Sous les Pavés la Terre" numéro 4, du réseau AMAP-IDF nos amis de Pantin ont fait un article sur l'episode de solidarité que nous avons vécus cet été avec nos producteurs.
La gazette en pdf
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“Amapilités” ou comment aider son paysan en cas de coup dur
(En exclusivité de l’AMA3P) Par François V. de l’AMA3p (Pantin)
Voilà, personne n’est à l’abri d’un coup dur. Un agriculteur
qui démarre son activité s’expose physiquement, donc
bien au-delà de son engagement fi nancier et moral. Le “rythme
de croisière” d’une exploitation, contrairement à ce qu’on peut
parfois imaginer, ne s’atteint pas si facilement. Franck et Jean-
Christophe sont nos deux valeureux artisans de la terre. Mais la
culture biologique est gourmande en main-d’oeuvre et les corps
sont soumis à rude épreuve ; lorsque la charge de travail est trop
lourde, la douleur physique s’installe. En plein coeur de l’été, alors
que la saison bat son plein à la ferme de la Marquette (77), Jean-
Christophe ne peut soudain plus bouger. Son dos le fait souffrir,
la sciatique lancinante paralyse toute volonté d’effort. Un seul remède
: l’immobilité et le repos forcé. Mais les Amapiens de Pantin
pendant ce temps-là attendent toujours leurs beaux et bons
légumes, et Franck ne peut pas, seul, répondre à la demande.
Faire appel à la solidarité de l’association est la seule solution. Et
là, heureuse surprise, l’offre est grande et généreuse ! Les Pantinois
se sont dévoués à la tâche : récolte, préparation des caisses
pour les distributions, mais aussi entretien de l’exploitation.
Chacun a alors compris ce que représente le contrat signé avec
l’agriculteur, contrat qui engage à donner, au-delà de la simple
souscription fi nancière, de son temps, de sa force de travail, afi n
que l’aventure d’une agriculture choisie puisse prendre racine,
croître et embellir, et donner enfi n les fruits de tant d’efforts. La
solidarité trouve ici sa pleine signifi cation : partager les risques et
les réussites. Une question se pose cependant : une aide, sous
la forme de coups de main échelonnés dans l’année, de façon
régulière, au moment des semis, des repiquages, de la levée des
plantes en plein champ pour leur désherbage ne serait-elle pas
indispensable afi n que de tels “accidents de fatigue” ne surviennent
pas ? Ne faudrait-il pas mieux prévenir que guérir ? C’est
pourquoi, les Amapiens de notre association (AMA3P) se sont
engagés par contrat à participer à ces coups de main tout au
long de l’année. Il ne s’agit pas de travailler en lieu et place de
l’agriculteur, bien entendu, chacun son domaine de responsabilité.
Il s’agit simplement de retrouver la perception de la saison,
du “comment ça pousse”, du “pourquoi ça pousse comme
çà” et pas “comme ci”, en défi nitive c’est pour chacun de nous,
Amapiens, l’occasion de renouer avec nos ancêtres paysans !
Autant d’aspects de la vie que le commerce ordinaire aura réussi
chez beaucoup d’entre nos concitoyens à faire oublier. Donner
un coup de main c’est beaucoup recevoir en échange. La salade,
la carotte auront une toute autre saveur ! Pour conclure, merci à
tous ceux qui ont pu donner de leur temps à un moment crucial
pour l’exploitation de Franck et Jean-Christophe, ils ont su répondre
présents dans l’urgence. Notre espoir aujourd’hui : que cette
expérience solidaire nous pousse à nous investir tout au long de
l’année pour ne pas laisser retomber l’effort collectif.
(En exclusivité de l’AMA3P) Par François V. de l’AMA3p (Pantin)
Voilà, personne n’est à l’abri d’un coup dur. Un agriculteur
qui démarre son activité s’expose physiquement, donc
bien au-delà de son engagement fi nancier et moral. Le “rythme
de croisière” d’une exploitation, contrairement à ce qu’on peut
parfois imaginer, ne s’atteint pas si facilement. Franck et Jean-
Christophe sont nos deux valeureux artisans de la terre. Mais la
culture biologique est gourmande en main-d’oeuvre et les corps
sont soumis à rude épreuve ; lorsque la charge de travail est trop
lourde, la douleur physique s’installe. En plein coeur de l’été, alors
que la saison bat son plein à la ferme de la Marquette (77), Jean-
Christophe ne peut soudain plus bouger. Son dos le fait souffrir,
la sciatique lancinante paralyse toute volonté d’effort. Un seul remède
: l’immobilité et le repos forcé. Mais les Amapiens de Pantin
pendant ce temps-là attendent toujours leurs beaux et bons
légumes, et Franck ne peut pas, seul, répondre à la demande.
Faire appel à la solidarité de l’association est la seule solution. Et
là, heureuse surprise, l’offre est grande et généreuse ! Les Pantinois
se sont dévoués à la tâche : récolte, préparation des caisses
pour les distributions, mais aussi entretien de l’exploitation.
Chacun a alors compris ce que représente le contrat signé avec
l’agriculteur, contrat qui engage à donner, au-delà de la simple
souscription fi nancière, de son temps, de sa force de travail, afi n
que l’aventure d’une agriculture choisie puisse prendre racine,
croître et embellir, et donner enfi n les fruits de tant d’efforts. La
solidarité trouve ici sa pleine signifi cation : partager les risques et
les réussites. Une question se pose cependant : une aide, sous
la forme de coups de main échelonnés dans l’année, de façon
régulière, au moment des semis, des repiquages, de la levée des
plantes en plein champ pour leur désherbage ne serait-elle pas
indispensable afi n que de tels “accidents de fatigue” ne surviennent
pas ? Ne faudrait-il pas mieux prévenir que guérir ? C’est
pourquoi, les Amapiens de notre association (AMA3P) se sont
engagés par contrat à participer à ces coups de main tout au
long de l’année. Il ne s’agit pas de travailler en lieu et place de
l’agriculteur, bien entendu, chacun son domaine de responsabilité.
Il s’agit simplement de retrouver la perception de la saison,
du “comment ça pousse”, du “pourquoi ça pousse comme
çà” et pas “comme ci”, en défi nitive c’est pour chacun de nous,
Amapiens, l’occasion de renouer avec nos ancêtres paysans !
Autant d’aspects de la vie que le commerce ordinaire aura réussi
chez beaucoup d’entre nos concitoyens à faire oublier. Donner
un coup de main c’est beaucoup recevoir en échange. La salade,
la carotte auront une toute autre saveur ! Pour conclure, merci à
tous ceux qui ont pu donner de leur temps à un moment crucial
pour l’exploitation de Franck et Jean-Christophe, ils ont su répondre
présents dans l’urgence. Notre espoir aujourd’hui : que cette
expérience solidaire nous pousse à nous investir tout au long de
l’année pour ne pas laisser retomber l’effort collectif.
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